Le Blog de Maman K.

En quête du meilleur pour l'éveil de nos enfants


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L’importance du jeu libre

Les temps de “jeu libre” prennent de plus en plus d’importance à la maison. Il suffit de trois fois rien, de quelques feuilles trouvées dans le jardin, quelques olives tombées au sol, quelques branches de bois, pour que je sois le témoin émerveillé d’une session de jeu spontanée. Seul, en duo, ou en trio, il n’y a pas de règles. Vive la spontanéité et l’imagination!

On dit que cette période commence vers l’âge de deux ans, avec le langage qui s’installe. Et c’est vrai qu’à tout juste deux ans, Evan et Julian partagent de plus en plus de moments de jeu. Je les vois s’appeler, communiquer, partager, rire, se courir après… bref, jouer ensemble et faire preuve d’une complicité toujours grandissante. C’est assez extra-ordinaire ces petites scènes de notre quotidien.

Pour stimuler le jeu libre, et comme dans la pédagogie Montessori, il est important de soigner l’environnement dans lequel évolue l’enfant. Cet environnement doit être sécurisé pour lui permettre d’évoluer librement, sans intervention et sous le regard bienveillant de l’adulte.

L’environnement doit également être riche, c’est à dire composé d’éléments choisis  avec soin et qui favorisent la créativité de l’enfant. Les jeux ou matériaux ainsi mis à disposition pourront être utilisés de façon différente, laissant l’enfant libre d’explorer, d’inventer, de mettre en scène, etc. Les matériaux naturels sont bien entendu parfaits pour cet usage…

Sur les photos ci-après par exemple, Evan et Julian jouent avec le joli camion de pompier Brio qu’ils ont reçu pour leur anniversaire. Ce véhicule est parfaitement adapté au jeu libre : les enfants l’aiment beaucoup et l’appréhendent différemment selon les jours et leurs envies. Ils jouent à positionner les figurines de bois à l’avant et à l’arrière du camion, à construire son échelle (composée de 2 parties) et la replacer au bon endroit, à dérouler puis enrouler la lance à incendie (il faut tourner un bouton dans un sens ou dans l’autre pour enrouler ou dérouler une cordelette), à appuyer sur le gyrophare et écouter le son de la sirène, à faire grimper les personnages à l’échelle, ou à le faire rouler, tout simplement. C’est un jeu simple, esthétique et qui permet une manipulation variée, en fonction de l’enfant, de ses envies, de ses compétences et de son âge. C’est ce type de jeu qu’il faut adopter pour encourager les jeux libres.

En plus d’être facile à mettre en place, le jeu libre est surtout très bénéfique pour l’enfant : il favorise sa confiance en lui (car tout est possible pour l’enfant qui joue), stimule son autonomie (c’est lui qui choisit, il va prendre des décisions, s’adapter…), développe sa créativité, et lui permet d’acquérir de nouvelles compétences (notamment grâce aux ainés ou autres enfants qui sont amenés à jouer près de lui / avec lui).

Pour que votre enfant puisse jouer librement, il est donc indispensable de lui laisser du temps et de l’espace. Pas de contrainte horaire, pas de règles, pas d’intervention, pas de danger dans son espace… que du jeu. Tout simplement.

Et c’est encore plus facile à mettre en place pendant les vacances, avec les emplois du temps plus légers, alors, pensez-y!

 

 

 

 


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L’Activité Montessori du Jour : mélange de couleurs

En ce moment, mon petit bonhomme est dans une période sensible pour les couleurs. Il me demande souvent : qu’est ce que ça fait jaune et bleu ? ou bleu et vert ? ou bleu et violet ?

Pour répondre à sa curiosité grandissante sur le mélange des couleurs, je lui ai proposé une activité sensorielle sur un support que j’adore (et que j’ai déjà offert à plusieurs enfants de notre entourage) : “cahier de peinture pour apprendre les couleurs” de Pascale Estellon. C’est un livre d’activité qui permet à l’enfant de s’initier au mélange des couleurs et de faire travailler ses petites mains tout en s’amusant…

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Pour le matériel, il faut mettre à disposition de l’enfant 2 pinceaux (un fin et un moyen), 5 petits tubes de gouache (cyan, magenta, jaune, blanc et noir), des assiettes en carton (mon conseil : prendre une assiette propre pour chaque nouveau mélange et utiliser une petite quantité de peinture), et un petit pot avec de l’eau, que l’on change entre chaque page, pendant que la page sèche un peu, une nappe et un tablier…. Et c’est parti !

Il a mélangé – tout seul – du cyan et du jaune pour créer du vert…

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Puis du blanc et du noir pour peindre son chat gris…

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Du jaune et du magenta pour le orange de la pelote…

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Et enfin il appris comment éclaircir une couleur (magenta, jaune, et orange) en ajoutant du blanc, goutte par goutte…

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Mon petit bonhomme a adoré et j’ai été impressionné du résultat, de la maturité de ses coups de pinceau, du soin qu’il a apporté à son ouvrage et de l’attention dont il a fait preuve à la lecture des instructions…

C’était d’autant plus étonnant qu’avec des feutres ou des crayons de couleurs, il ne laisse absolument pas transparaître la même concentration, ni le même côté artistique… Comme si la peinture était un meilleur moyen d’expression pour lui et un support plus adapté à ses compétences actuelles…

Le cahier est loin d’être fini et c’est avec beaucoup de plaisir que nous allons expérimenter ensemble l’assemblage de couleurs… Que de belles découvertes en perspective !