Le Blog de Maman K.

En quête du meilleur pour l'éveil de nos enfants


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Découverte des livrets “Les petits Montessori”

En cette période de rentrée, je tenais à partager une petite astuce pour les mamans qui souhaitent ajouter un peu de Montessori à leur quotidien : une collection de petits livrets pour accompagner son enfant (à partir de 3/4 ans) dans ses apprentissages du langage. Chaque livret aborde une thématique autour du langage, selon la pédagogie de Maria Montessori (écriture de lettres, sons, association sons et lettres, lecture de mots) et propose à l’enfant des petites activités simples et ludiques, à faire seul (sous le regard bienveillant de l’adulte) ou avec un adulte.

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Mon grand bonhomme de 4 ans et demi a testé et a adoré.

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Dans le livret “j’écoute les sons” par exemple (le premier de la collection), l’enfant doit entourer les mots qui commence par le son ‘mmm’, ou barrer l’intrus (le mot qui ne commence pas par le son ‘mmmm’, dessiner un animal qui commence par le son ‘mmm’, ou encore désigner des objets qui commencent (ou se terminent) par le son ‘tttt’. On y découvre également des activités à faire sur un tapis, des mises en paires, des conseils pour mettre en place les activités avec son enfant, etc.

Verdict, tout a plu à mon grand, notamment le fait de devoir dessiner des animaux, il était enchanté et a dessiné plusieurs animaux pour chaque son. Il a  également souhaité faire plusieurs pages (donc explorer plusieurs sons) en une seule fois, ce qui prouve qu’il a adhéré et que le support est bien pensé ! Bravo à la librairie des écoles pour cette collection stimulante.


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Ce qui est sûr c’est qu’il a déjà hâte de commencer les livrets suivants et, quand il sera prêt, d’apprendre à lire et écrire !

Et vous, est ce que vous connaissez?

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L’Activité Montessori du Jour : les ombres chinoises

A la maison, en ce moment, le thème de la “peur” est omniprésent dans les échanges avec mon petit bonhomme : le thème a été abordé à l’école, l’imminente fête d’halloween avec ses sorcières et ses fantômes, une période sensible de la peur vers 4 ans (du noir, des voleurs, des loups), la peur pour évacuer ses angoisses de grand frère – qui sent sa place et son amour menacés par l’arrivée de 2 petits frères …

Bref, pour essayer de désamorcer certaines peurs et tout simplement de parler de la peur, nous lisons régulièrement, notamment l’excellent livre “Balthazar n’a pas peur du noir et Pépin presque pas non plus.”

Nous avions reçu ce livre en cadeau, il y a quelques temps déjà, avec un petit set d’ombres chinoises sur la thématique de Paris. Dans le livre en effet, Balthazar et Pépin s’amusent à faire des ombres chinoises…

Et mon petit bonhomme adore en faire également! La période est un peu passée, mais il y a quelques semaines, il fallait raconter des histoires avec le théâtre d’ombres tous les soirs et mettre en scène le voleur de trésors, le ramoneur qui brûle toutes les écoles pour empêcher les enfants d’y aller, la princesse masquée qui ne sait pas quel amoureux choisir, la lune qui ne sait plus comment briller, ….

Au début, je racontais les histoires que j’inventais en entier, en essayant parfois d’aborder des faits marquants de sa vie d’enfant, ou de la mienne.

Puis, au fil du temps, il est devenu co-scénariste des histoires. Une fois l’histoire lancée, mon petit bonhomme prend la main et me raconte sa version de l’histoire, il complète avec des petits détails, s’approprie les histoires, aborde ses peurs… J’entends son discours se structurer, je l’écoute jongler avec les temps de la langue française (pas simple), jongler avec ses peurs ou ce qu’il a vécu.
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J’apprends beaucoup sur lui en l’écoutant. Je me rends compte de son imagination débordante, de la précision de sa mémoire, de la mise en place de son discours…

C’est extrêmement intéressant, pour moi comme pour lui. Et quelle excellente activité pour le langage, la logique, la structuration de la pensée, le développement de l’imagination … Si vous n’avez pas de théâtre d’ombres, n’hésitez pas à en fabriquer ou à en acheter un set. C’est un bon investissement !


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L’Activité Montessori du Jour : images séquentielles

Aujourd’hui, j’ai proposé à mon petit bonhomme le jeu des images séquentielles.

Ce petit jeu permet à l’enfant d’exercer sa logique et de comprendre les relations de cause à effet. Il est également excellent pour le développement du langage : chaque série d’images permet à l’enfant de raconter une petit histoire. J’ai fabriqué mon set avec des images trouvées sur internet (voir en fin de billet) que j’ai imprimées et plastifiées. Facile !

Démontration ! J’ai commencé par positionner les images en colonne devant mon petit bonhomme. J’ai placé la première et la troisième image de chaque série et je lui ai demandé de placer l’image manquante. Aujourd’hui, l’image manquante est celle du milieu (la cause) mais au fil des tentatives, cela peut varier et à un stade plus avancé, on peut ne placer qu’une seule image et enfin laisser l’enfant faire tout seul (avec une auto-correction en fin d’exercice).

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Mon petit bonhomme était concentré, il a observé les différentes cartes puis les a placées une par une, tout seul. Je l’ai quand même bien accompagné dans cet exercice en lui posant des questions, en le guidant.

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En fin d’exercice, nous avons regardé chaque série de cartes et nous avons raconté ensemble les petites histoires correspondantes. ‘La bougie est allumée, le monsieur souffle sur la bougie, la bougie est éteinte.’ Mon petit bonhomme a reformulé tout seul, impressionnant !

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Un exercice très difficile pour l’enfant de 2 ans et demi mais évolutif et très riche en terme d’apprentissages. A faire absolument, et cela même avec des enfants bien plus grands !!

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Les images séquentielles sont disponibles gratuitement sur internet (http://madrassatoun.canalblog.com/archives/2012/08/12/24881752.html). Je peux également vous envoyer des PDF sur simple demande. J’ai simplement mis de côté les images qui ne me semblaient pas cohérentes… J’imprimerai des images différentes dans quelques semaines quand celles-ci seront trop faciles pour mon petit bonhomme…pour qu’il s’exerce sur un set tout neuf !


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Interview de Michel Tozzi : Il n’est jamais trop tôt pour aborder la philosophie avec un enfant

J’ai le grand plaisir de vous présenter la rubrique “Interview” du blog, une rubrique pour partager de belles rencontres, des coups de coeur, des personnes qui me touchent et qui sont, comme moi, en quête du meilleur pour nos enfants… C’est un immense honneur de lancer cette rubrique avec l’interview de Michel Tozzi.

Attention, à la fin de cette interview, votre regard sur la philosophie et sur la philosophie avec les enfants va changer…

 

Michel Tozzi, vous êtes universitaire, philosophe et précurseur de l’enseignement de la philosophie à l’école maternelle et primaire. Dans quel cadre et en quelle année avez-vous introduit “des discussions à portée philosophique” avec des enfants ?

Une institutrice, A. Lalanne, qui connaissait le travail de M. Lipman, est venue me voir à la fac de Montpellier en 1998. Nous avons mis en place un groupe de recherche avec Alain Delsol, qui faisait les comptes rendus de mon café philo à Narbonne. Je suis régulièrement allé dans son CM1, et nous avons progressivement mis en place une méthode. Dès 2000, je faisais soutenir des maîtrises et des mémoires professionnels sur la question, puis la première thèse en 2003 de Gérard Auguet, qui portait sur la « discussion philosophique à l’école primaire, un nouveau genre en voie d’institution ». Depuis, une douzaine de thèses ont été soutenues…

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Quel âge avaient les plus jeunes enfants, comment ont-ils réagi ?

J’ai suivi Alain Delsol en grande section de maternelle quand il a été titularisé. Avec une thésarde, Johanna Leroy, nous avons recueilli un corpus d’un an et demi de discussions, analysant après chaque séance le déroulement pour les améliorer la fois d’après. C’est ainsi que nous avons mis en place un président de séance, un responsable du micro, un reformulateur. On avait aussi des dessinateurs, qui écoutaient, dessinaient en fonction de ce qu’ils entendaient, et commentaient leurs dessins. A la fin, on leur demandait à chacun de dire une phrase en conclusion, et on en affichait sur la porte. Les parents les lisaient, et ils étaient très contents…

 

Quels sont les bénéfices pour l’enfant en terme de développement de la pensée et du langage et en terme de comportement citoyen ?

Si on admet la thèse actuelle du co-développement du langage et de la pensée, travailler sur le langage permet d’approfondir sa pensée, et travailler sur la pensée crée une exigence d’affiner son expression linguistique. La discussion à visée philosophique, c’est de l’oral partagé, de l’interaction sociale verbale, qui développe à la fois la maîtrise orale de la langue, et des exigences intellectuelles de questionnement, de conceptualisation et d’argumentation rationnelle.

Par ailleurs, comme le dispositif est démocratique, avec un élève président de séance qui gère la parole avec des règles, et que l’on exige une éthique discussionnelle (parler chacun à tour de rôle, ne pas couper l’autre, ni se moquer de ce qu’il dit etc.), ce fonctionnement entraîne un comportement de civilité, qui accroit la cohésion sociale d’un bien vivre ensemble…

 

Que vous ont apporté ces échanges avec les enfants ?

Beaucoup ! Un étonnement devant leurs capacités réflexives, sous-estimées par l’école. Adulte, j’ai oublié l’enfance. Ils me remettent avec naïveté et massivité devant les questions posées à la condition humaine, car arrivant dans un monde qu’ils n’ont pas choisi, tout fait pour eux question. Ils m’aident en tant que philosophe à une reprise réflexive de leurs questions de fond…

 

Est-il possible de transposer ce type de discussion dans un cadre familial ?

Oui, mais ce n’est pas facile, car nous avons plutôt l’habitude de donner à nos enfants des réponses, ne serait-ce que pour boucher l’angoisse qu’ils nous transmettent avec leur questions incessantes sur la vie et la mort… Il faut au contraire cultiver chez eux le goût du questionnement, et les accompagner dans la réflexion, sans répondre à leur place. Un parent-philosophe, ça s’éduque…

 

La pédagogie Montessori met un point d’honneur à encourager et promouvoir l’autonomie de l’enfant. En ce sens, peut-on dire que que vos “ateliers” poursuivent le même objectif et qu’ils pourraient/devraient être intégrés dans le programme des écoles Montessori, par exemple ?

Le philosopher est une démarche active pour l’enfant (s’interroger, questionner, définir, argumenter etc.) et interactive par la discussion avec ses pairs sous l’accompagnement du maître ou de l’adulte. Toute pédagogie active et coopérative facilite l’introduction de ce type de pratique, et devrait en faire un pivot de l’apprentissage, pour développer la culture de la question, par lequel le rapport au savoir prend sens.

 

Si une école ou une association souhaite mettre en place des “ateliers philosophiques”, est-ce possible ? Si oui, quelles sont les démarches à suivre ?

Pour une approche plus détaillée et opérationnelle de cette pratique, voir mon article sur : « Animer une discussion philosophique » : ( http://www.philotozzi.com/2011/03/439/ )

Pour approfondir, voir mon site gratuit : www.philotozzi.com
Et ma revue publiée par l’Education Nationale : www.educ-revues.fr/diotime/
(Tous les articles de plus de trois ans gratuitement téléchargeables).

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Michel Tozzi, Professeur émérite en sciences de l’éducation,Université Montpellier 3

Dernier ouvrage : Nouvelles pratiques philosophiques à l’école et dans la cité, Chronique sociale, 2012
Site michel Tozzi : www.philotozzi.com
Revue Diotime: www.educ-revues.fr/diotime
Café philo Narbonne: http://cafephilo.unblog.fr
Université populaire Narbonne: http://upsnarbonne.unblog.fr/
Centre de recherche (CERFEE): http://recherche.univ-montp3.fr/cerfee/
Comité Rédaction Cahiers pédagogiques:www.cahiers-pedagogiques.com/
Pour télécharger le rapport de l’Unesco,première partie sur “la philosophie à l’école primaire dans le monde” rédigée par Michel Tozzi
http://unesdoc.unesco.org/images/0015/001536/153601F.pdf

 


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L’activité Montessori du Jour : leçon d’art et puzzles géants

Comme le temps ne permet pas de promenade aujourd’hui, j’ai proposé à mon petit bonhomme de parler d’art et de travailler sur des puzzles géants (12 pièces). Les puzzles géants sont plus faciles pour un enfant qui débute car les contrastes de formes et de couleurs sont encore plus visibles. Les pièces sont également plus épaisses et donc se manipulent plus facilement.

Le premier est un puzzle avec pour thème “le monde sous-marin” (“under the sea”) de la marque mudpuppy (Galison), une maison d’édition qui travaille en étroite collaboration avec les musées depuis 1979 et qui propose des articles “éthiques” avec des dessins de qualité, souvent vendus dans les boutiques des musées.

Coloré et joliment illustré par la Suédoise Ingela Arrhenius, ce puzzle est en plus pratique car il se range dans sa pochette et peut s’emporter partout. Mon petit bonhomme l’adore !

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Un puzzle demande beaucoup de concentration et d’effort. Mon petit bonhomme prend son temps pour le reconstituer…Nous avons parlé du titre, des dessins, du choix des couleurs, de la composition, des animaux et de l’illustratrice…

Une fois le puzzle terminé, il est très fier de lui… et souhaite même transporter son puzzle “trophée” dans tout le salon (sur un plateau)!

La leçon continue, je lui propose un deuxième puzzle : “la danse de Matisse” de la marque Vilac. Comme ce puzzle est plus difficile, il est présenté sur son tapis incomplet, comme une invitation à jouer.

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Mon petit bonhomme se prend au jeu ! Et il termine le puzzle tout seul…

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Là encore, nous avons parlé des couleurs, de l’artiste, je lui ai montré la signature de Matisse en bas à droite du puzzle et je lui ai expliqué que cette image représentait une danse…

“Une danse ? Je peux danser avec elles ?”

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Du haut de ses 26 mois, mon petit bonhomme a compris… L’art, c’est beau, c’est coloré, mais c’est surtout un moyen d’expression, une autre façon de communiquer, de partager une émotion, de transmettre une énergie… C’est un véritable langage…


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L’Activité Montessori du Jour : mise en paires

Aujourd’hui, j’ai proposé une activité très simple pendant que je m’occupais du linge : la mise en paires d’objets identiques, ici de ses chaussettes !

Je lui ai donc apporté deux paniers avec des chaussettes à mettre en paire (une chaussette de chaque paire dans le premier panier, l’autre dans le deuxième panier). Je lui ai montré comment mettre en paire la première chaussette en disant “Un, Deux !”, puis j’ai placé une chaussette de chaque paire sur le tapis pour qu’il complète.

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Mon petit bonhomme connaît bien le principe et finit l’exercice sans problème en répétant, “Un, Deux”.

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Le travail de mise en paires (objets identiques, cartes avec dessins identiques ou analogues, ou encore différentes avec lien logique, jeux de lotos, etc.) est une activité incontournable de la pédagogie Montessori. Il permet à l’enfant d’apprendre la latéralisation et participe à la coordination de ses gestes, développe son acuité visuelle, ainsi que sa logique. Il permet aussi souvent d’enrichir son vocabulaire.

C’est une activité qui se situe donc à la frontière des deux grands domaines d’apprentissage que sont le langage et les mathématiques.

Il ne faut donc pas hésiter à proposer ce type d’exercices, sachant que tous les (jolis) objets de votre/son quotidien peuvent être utilisés sans problème !