Le Blog de Maman K.

En quête du meilleur pour l'éveil de nos enfants


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L’Activité Montessori du Jour : Création d’un sac d’explorateur

Avant notre départ en vacances, mon grand bonhomme a eu la chance de personnaliser un petit sac d’explorateur.

Tout à commencé en ouvrant la boîte aux lettres. Ce jour-là, il y avait un petit colis à son attention! Il s’est empressé de l’ouvrir et a découvert avec joie un kit créatif complet pour réaliser en autonomie un sac d’explorateur.

Vous connaissez la Toucan Box ? C’est un petit colis malin pour les 3-8 ans qui contient tout le matériel nécessaire à la réalisation d’un projet créatif, avec en sus des jeux, des découvertes, des activités sur une thématique. Tout a été pensé pour que votre enfant apprenne en s’amusant! La box est également éco-responsable et éthique : même l’emballage est utilisé pour une activité bonus 😉

Séduit par l’idée de personnaliser son propre petit sac, il s’est lancé en se laissant guider par les images. Il ne sait pas encore lire mais il a rapidement compris comment il fallait procéder grâce au guide étape par étape en images. Il a réalisé le sac presque tout seul (j’étais seulement présente pour confirmer qu’il avait bien compris, clarifier certains détails et répondre à ses questions).

Il a commencé par choisir les papiers de soie et créer son patchwork. Puis il a mouillé les papiers à l’aide d’un pinceau et de l’eau.

Il a ensuite transféré son motif sur le sac en tissus. Il a laissé séché au soleil 15 minutes (et il a patienté en faisant les activités du livret (voir photos en fin d’articles).

Puis il  a utilisé les pochoirs pour décorer le sac avec les motifs “nature” et les feutres textile.

Et voilà, le sac était prêt à partir à l’aventure! Il l’a d’ailleurs emporté partout lors de nos vacances à la montagne! Quelle satisfaction de se balader avec un sac “fait main”!

Je le disais plus tôt, la box contient également un livret de jeux sur le thème de la nature et même un mini jeu de société ! De quoi faire patienter mon bonhomme tout en lui apprenant des détails sur la nature comme l’âge des arbres !

En quelques mots, il a adoré!

Et je dois avouer que moi aussi. J’ai trouvé l’activité de ce kit originale, pensée pour encourager un maximum d’autonomie, idéale pour apprendre en s’amusant. La thématique nature était simplement parfaite pour nous. Je suis conquise… !

Vous pensez que c’est parce que la box a été créée par une éducatrice Montessori ??? Mais oui!!!!

Ah oui et j’oubliais pour vous et uniquement pour vous, voici un code promo pour obtenir votre première box gratuitement (hors frais de port soit 1,49€) : mathilde 

Rendez-vous sur le site de Toucan Box: https://www.toucanbox.com/fr

Belle découverte !

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L’importance du jeu libre

Les temps de “jeu libre” prennent de plus en plus d’importance à la maison. Il suffit de trois fois rien, de quelques feuilles trouvées dans le jardin, quelques olives tombées au sol, quelques branches de bois, pour que je sois le témoin émerveillé d’une session de jeu spontanée. Seul, en duo, ou en trio, il n’y a pas de règles. Vive la spontanéité et l’imagination!

On dit que cette période, qui est fondamentale pour le développement de l’enfant, commence vers l’âge de deux ans, avec le langage qui s’installe. Et c’est vrai qu’à tout juste deux ans, Evan et Julian partagent de plus en plus de moments de jeu. Je les vois s’appeler, communiquer, partager, rire, se courir après, coopérer… bref, jouer ensemble et faire preuve d’une complicité toujours grandissante. C’est assez extra-ordinaire ces petites scènes de notre quotidien.

 

Vers 4 ou 5 ans, les enfants commencent à s’inventer des histoires, se mettre en scène dans des histoires qui mêlent la réalité à la fiction. Ainsi ils développent leur imagination, sans se confronter à la réalité. Dans le jeu libre, tout est possible! Ils développent leur faculté symbolique. Une brindille sera une baguette magique, un seau sera un chaudron, etc.

Pour stimuler le jeu libre, et comme dans la pédagogie Montessori, il est important de soigner l’environnement dans lequel évolue l’enfant. Cet environnement doit être sécurisé pour lui permettre d’évoluer librement, sans intervention et sous le regard bienveillant de l’adulte. Par exemple, l’adulte ne doit pas suggérer de thème…

L’environnement doit également être riche, c’est à dire composé d’éléments choisis  avec soin et qui favorisent la créativité de l’enfant. Les jeux ou matériaux ainsi mis à disposition pourront être utilisés de façon différente, laissant l’enfant libre d’explorer, d’inventer, de mettre en scène, etc. Les matériaux naturels sont bien entendu parfaits pour cet usage…

Sur les photos ci-après par exemple, Evan et Julian jouent avec le joli camion de pompier Brio qu’ils ont reçu pour leur anniversaire. Ce véhicule est parfaitement adapté au jeu libre : les enfants l’aiment beaucoup et l’appréhendent différemment selon les jours et leurs envies. Ils jouent à positionner les figurines de bois à l’avant et à l’arrière du camion, à construire son échelle (composée de 2 parties) et la replacer au bon endroit, à dérouler puis enrouler la lance à incendie (il faut tourner un bouton dans un sens ou dans l’autre pour enrouler ou dérouler une cordelette), à appuyer sur le gyrophare et écouter le son de la sirène, à faire grimper les personnages à l’échelle, ou à le faire rouler, tout simplement. C’est un jeu simple, esthétique et qui permet une manipulation variée, en fonction de l’enfant, de ses envies, de ses compétences et de son âge. C’est ce type de jeu qu’il faut adopter pour encourager les jeux libres.

En plus d’être facile à mettre en place, le jeu libre est surtout très bénéfique pour l’enfant : il favorise sa confiance en lui (car tout est possible pour l’enfant qui joue), stimule son autonomie (c’est lui qui choisit, il va prendre des décisions, s’adapter…), développe sa créativité, et lui permet d’acquérir de nouvelles compétences (notamment grâce aux ainés ou autres enfants qui sont amenés à jouer près de lui / avec lui).

Pour que votre enfant puisse jouer librement, il est donc indispensable de lui laisser du temps et de l’espace. Pas de contrainte horaire, pas de règles, pas d’intervention, pas de danger dans son espace… que du jeu. Tout simplement.

C’est une grande chance pour un enfant de pouvoir transformer le salon, le jardin ou un autre espace en terrain de jeu…et de ne pas avoir un emploi du temps surchargé. Dans les écoles Steiner, le jeu libre a une place fondamentale (1h de jeu libre par jour environ).

Et c’est encore plus facile à mettre en place pendant les vacances, avec les emplois du temps plus légers, alors, pensez-y!

 

 

 

 


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L’Activité Montessori du Jour : Découverte de la revue nature Petite Salamandre

Aujourd’hui, je tenais à partager avec vous notre dernière découverte : la revue nature Petite Salamandre.  Ludique, esthétique et intelligente, Petite Salamandre, c’est la revue qui plait aux enfant comme aux parents 😉

Elle est si bien pensée qu’elle devient très naturellement un support d’apprentissage et suscite le plaisir et l’intérêt. Un vrai coup de coeur!

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Mon grand bonhomme a adoré. Il a ainsi pu en apprendre davantage sur différents animaux (renard, mésange) grâce à la section  jeux (labyrinthe, graphisme, jeu des différences, coloriage magique, cherche et trouve, etc.) et enrichir son vocabulaire et sa connaissance de la faune, avec notamment des pages de nomenclature (dans ce numéro sur les mésanges).

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Il a également pu fabriquer une histoire et illustrer un poster géant grâce aux autocollants.

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Et d’autres activités qu’il pu réaliser en autonomie : le DIY du mois (à l’aide de feuilles) et la recette illustrée du moelleux carottes-noisettes.

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J’ai personnellement adoré la diversité de cette revue avec une mention particulière pour la section “petits plaisirs” qui propose à l’enfant de découvrir et d’apprécier la nature avec ses sens !

“Petite Salamandre” nous a permis de passer des moments agréables et d’en apprendre davantage sur divers animaux dont la mésange charbonnière. Bref, j’ai craqué et nous nous sommes abonnés ! D’ailleurs, si cette revue vous tente, vous pourrez, pour tout abonnement, recevoir un numéro supplémentaire grâce au code promotionnel BLOG17.

Belle découverte !
http://www.petitesalamandre.net


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L’Activité Montessori du Jour : code de la route

 

 

Aujourd’hui, j’ai proposé à mon petit bonhomme des dominos en bois qui représentent les principaux panneaux de signalisation (j’ai trouvé ce set vintage chez papie et mamie mais vous pouvez tout simplement imprimer des petits panneaux que vous pourrez plastifier pour un usage plus zen…).

Et voilà mon petit bonhomme en route vers l’acquisition d’un nouveau langage presque universel, celui du code de la route.

Avec le code de la route, l’apprentissage de l’enfant est multiple :

> l’association d’un symbole et d’un vocabulaire précis (“Stop”, “interdit de stationner”, “interdit de doubler”, “limitation de vitesse à 9O km/h”, “attention aux piétons”…),

> la signification et l’importance du code couleur (rouge pour “interdit” ou “attention”, bleu pour les notifications “bienvenue sur l’autoroute” ou encore jaune pour tout ce qui concerne les travaux…),

> l’importance des formes (triangle pour “attention”, rond pour “interdit” ou “limité”, hexagone pour “stop”…).

Familiariser votre enfant avec les panneaux de signalisation est une activité qui le fera grandir. Il pourra non seulement développer et enrichir son vocabulaire et apprendre les règles de sécurité mais aussi se repérer lorsqu’il est en voiture. Il sera bien entendu très fier de lui en se glissant dans le rôle du co-pilote ou en vous demandant si vous avez vu le panneau “attention aux piétons”… En voiture, s’il ne reconnait pas un panneau, sa nature curieuse le poussera à vous demander ce qu’il signifie. Procéder par déduction (forme, couleur, symbole, etc.) et trouvez ensemble ce qu’il signifie…

Apprendre en contexte et se servir de ses apprentissages dans son quotidien, il n’y a rien de mieux pour un enfant : cela lui donne confiance, le rend plus autonome et consolide ses connaissances.

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L’Activité Montessori du Jour : couper une banane en rondelles

Aujourd’hui, c’est mon petit bonhomme qui a préparé son goûter tout seul. Il a choisi de manger une banane. Parfois il aime la manger comme les petits singes, mais aujourd’hui, il a décidé de la couper en rondelles avec un couteau. On utilise une planche à découper et un couteau assez tranchant. Et on fait confiance à l’enfant (tout en le surveillant bien sûr). C’est parti !

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C’est impressionnant de le voir se concentrer sur cette activité, d’observer la précision du geste et la régularité de la taille des rondelles… L’enfant peut bien sûr s’exercer sur d’autres fruits (kiwi) / légumes (les carottes cuites par exemple) mais l’avantage avec la banane est qu’il peut être autonome du début à la fin de l’activité (la prendre dans la corbeille de fruits, enlever la peau, la couper sur la planche à découper, la transférer dans l’assiette et la manger !!).

Si c’est une première pour votre enfant, vous pouvez lui montrer comment découper la moitié et le laisser autonome sur l’autre moitié ou encore découper une banane chacun. L’essentiel étant qu’il soit assis à votre gauche pour observer le geste correctement.

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Le transfert dans l’assiette se passe bien…

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Il continue de couper avec le couteau. Il m’explique que certaines rondelles sont trop grosses pour être mangées….  Je pense plutôt qu’il adore cette activité et qu’il pourrait couper une douzaine de bananes en un clin d’oeil !

Allez, c’est l’heure de la dégustation ! Mon petit bonhomme adore se servir d’un petit pique pour attraper chaque morceau et le manger. Miam miam !


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L’Activité Montessori du Jour : billes de pastèque – le scooping

Avec la chaleur qui s’installe, j’ai proposé à mon petit bonhomme de la pastèque pour le goûter!

Le “scooping” (prélever des billes sur une pastèque /un melon ou faire des boules de glace avec la cuillère à glace par exemple) est un excellent exercice de motricité fine ! Il permet à l’enfant de faire travailler ses petites mains tout en s’amusant. Faire des petites boules avec une cuillère, c’est inhabituel finalement…

Pour cette activité, il suffit de disposer sur le plateau une tranche de pastèque (ou melon, même si la pastèque est plus tendre et rend l’exercice plus accessible), une planche à découper, une cuillère parisienne et un petit bol pour recueillir les billes de pastèque.

Mon petit bonhomme se lance, il m’a déjà vu faire… Aujourd’hui, c’est à son tour !

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Quelle fierté de préparer son goûter tout seul ! Puis nous nous amusons à décrire les saveurs de la pastèque… frais, sucré, juteux, vitaminé, gorgé d’eau… Un petit goût d’été !

L’Activité Montessori du Jour : je mets mes chaussures tout seul

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Mettre ses chaussures tout seul, ce n’est pas chose facile quand on a 2 ans. Mais c’est une telle joie et une telle satisfaction, quand on y arrive !!!

Mon petit bonhomme en fait la démonstration, à l’occasion de notre dernier week-end à la mer.

Quelques astuces pour que cette étape se passe le plus facilement possible et pour accompagner au mieux votre enfant vers l’indépendance :

Le choix des chaussures : cela peut paraître une évidence, mais le choix de la paire de chaussure est primordial. Et dans le magasin, ce n’est pas toujours facile de faire un compromis entre confort, maintien du pied, style, budget et difficulté à mettre/enlever pour l’enfant… Aucun doute, même si moins esthétiques, les chaussures à bandes velcro/qui s’enfilent comme des chaussons (comme les chaussures américaines Soft Star) feront le bonheur de votre enfant ! Pensez-y pour la prochaine paire… Et, pourquoi ne pas commencer avec des chaussons ou des bottes de pluie ?

Des repères : différencier la chaussure droite et la chaussure gauche (comme le fait Kickers): avec une gommette ou un autocollant (C-mon étiquette), un motif sous la semelle, … Ce sera bien plus facile pour votre enfant de s’y retrouver !!

Un petit tabouret et un panier pour les chaussures : définir un lieu pour mettre et enlever ses chaussures permet à l’enfant de prendre ses repères. N’oubliez pas que votre enfant adore les rituels… Au début, vous lui mettrez et lui ôterez ses chaussures (en décrivant précisément vos gestes), puis il prendra la main petit à petit. Il apprendre aussi à les ranger dans le petit panier prévu à cet effet, juste à côte de son petit tabouret !

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Du temps : laissez lui le temps de mettre ses chaussures tout seul, et prévoir ce temps dans votre planning si nécessaire. Le stress n’aidera ni l’enfant, ni les parents…

Donnez lui le choix : Enfin, s’il a plusieurs paires de chaussures (comme c’est souvent le cas en été notamment), laissez-lui le choix de mettre la paire qui lui plait… ce choix vous permettra certainement d’éviter bien des crises car vous ne lui direz plus “mets tes chaussures” mais “tu mets tes sandales ou tes baskets aujourd’hui ?” Et voilà qu’un ordre se transforme en choix… Le bonheur pour ses petites oreilles!

Associez des chaussures à une activité : il pleut, on va à la plage, on va au parc, tu mets quelles chaussures ?

Donnez-lui le vocabulaire précis : bottes, bottines, sandales, baskets, etc. Plus votre discours sera précis, plus il apprendra et enrichira son vocabulaire.

– Quand est-il prêt ? Vers 2 ans, surtout s’il enlève déjà facilement ses chaussettes tout seul ! Observez votre enfant, il manifestera son intérêt naturellement, dans la période “moi tout seul”.

Et voilà, à 2 ans à peine, les voilà déjà sur la route de l’autonomie et de l’indépendance !


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Interview de Michel Tozzi : Il n’est jamais trop tôt pour aborder la philosophie avec un enfant

J’ai le grand plaisir de vous présenter la rubrique “Interview” du blog, une rubrique pour partager de belles rencontres, des coups de coeur, des personnes qui me touchent et qui sont, comme moi, en quête du meilleur pour nos enfants… C’est un immense honneur de lancer cette rubrique avec l’interview de Michel Tozzi.

Attention, à la fin de cette interview, votre regard sur la philosophie et sur la philosophie avec les enfants va changer…

 

Michel Tozzi, vous êtes universitaire, philosophe et précurseur de l’enseignement de la philosophie à l’école maternelle et primaire. Dans quel cadre et en quelle année avez-vous introduit “des discussions à portée philosophique” avec des enfants ?

Une institutrice, A. Lalanne, qui connaissait le travail de M. Lipman, est venue me voir à la fac de Montpellier en 1998. Nous avons mis en place un groupe de recherche avec Alain Delsol, qui faisait les comptes rendus de mon café philo à Narbonne. Je suis régulièrement allé dans son CM1, et nous avons progressivement mis en place une méthode. Dès 2000, je faisais soutenir des maîtrises et des mémoires professionnels sur la question, puis la première thèse en 2003 de Gérard Auguet, qui portait sur la « discussion philosophique à l’école primaire, un nouveau genre en voie d’institution ». Depuis, une douzaine de thèses ont été soutenues…

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Quel âge avaient les plus jeunes enfants, comment ont-ils réagi ?

J’ai suivi Alain Delsol en grande section de maternelle quand il a été titularisé. Avec une thésarde, Johanna Leroy, nous avons recueilli un corpus d’un an et demi de discussions, analysant après chaque séance le déroulement pour les améliorer la fois d’après. C’est ainsi que nous avons mis en place un président de séance, un responsable du micro, un reformulateur. On avait aussi des dessinateurs, qui écoutaient, dessinaient en fonction de ce qu’ils entendaient, et commentaient leurs dessins. A la fin, on leur demandait à chacun de dire une phrase en conclusion, et on en affichait sur la porte. Les parents les lisaient, et ils étaient très contents…

 

Quels sont les bénéfices pour l’enfant en terme de développement de la pensée et du langage et en terme de comportement citoyen ?

Si on admet la thèse actuelle du co-développement du langage et de la pensée, travailler sur le langage permet d’approfondir sa pensée, et travailler sur la pensée crée une exigence d’affiner son expression linguistique. La discussion à visée philosophique, c’est de l’oral partagé, de l’interaction sociale verbale, qui développe à la fois la maîtrise orale de la langue, et des exigences intellectuelles de questionnement, de conceptualisation et d’argumentation rationnelle.

Par ailleurs, comme le dispositif est démocratique, avec un élève président de séance qui gère la parole avec des règles, et que l’on exige une éthique discussionnelle (parler chacun à tour de rôle, ne pas couper l’autre, ni se moquer de ce qu’il dit etc.), ce fonctionnement entraîne un comportement de civilité, qui accroit la cohésion sociale d’un bien vivre ensemble…

 

Que vous ont apporté ces échanges avec les enfants ?

Beaucoup ! Un étonnement devant leurs capacités réflexives, sous-estimées par l’école. Adulte, j’ai oublié l’enfance. Ils me remettent avec naïveté et massivité devant les questions posées à la condition humaine, car arrivant dans un monde qu’ils n’ont pas choisi, tout fait pour eux question. Ils m’aident en tant que philosophe à une reprise réflexive de leurs questions de fond…

 

Est-il possible de transposer ce type de discussion dans un cadre familial ?

Oui, mais ce n’est pas facile, car nous avons plutôt l’habitude de donner à nos enfants des réponses, ne serait-ce que pour boucher l’angoisse qu’ils nous transmettent avec leur questions incessantes sur la vie et la mort… Il faut au contraire cultiver chez eux le goût du questionnement, et les accompagner dans la réflexion, sans répondre à leur place. Un parent-philosophe, ça s’éduque…

 

La pédagogie Montessori met un point d’honneur à encourager et promouvoir l’autonomie de l’enfant. En ce sens, peut-on dire que que vos “ateliers” poursuivent le même objectif et qu’ils pourraient/devraient être intégrés dans le programme des écoles Montessori, par exemple ?

Le philosopher est une démarche active pour l’enfant (s’interroger, questionner, définir, argumenter etc.) et interactive par la discussion avec ses pairs sous l’accompagnement du maître ou de l’adulte. Toute pédagogie active et coopérative facilite l’introduction de ce type de pratique, et devrait en faire un pivot de l’apprentissage, pour développer la culture de la question, par lequel le rapport au savoir prend sens.

 

Si une école ou une association souhaite mettre en place des “ateliers philosophiques”, est-ce possible ? Si oui, quelles sont les démarches à suivre ?

Pour une approche plus détaillée et opérationnelle de cette pratique, voir mon article sur : « Animer une discussion philosophique » : ( http://www.philotozzi.com/2011/03/439/ )

Pour approfondir, voir mon site gratuit : www.philotozzi.com
Et ma revue publiée par l’Education Nationale : www.educ-revues.fr/diotime/
(Tous les articles de plus de trois ans gratuitement téléchargeables).

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Michel Tozzi, Professeur émérite en sciences de l’éducation,Université Montpellier 3

Dernier ouvrage : Nouvelles pratiques philosophiques à l’école et dans la cité, Chronique sociale, 2012
Site michel Tozzi : www.philotozzi.com
Revue Diotime: www.educ-revues.fr/diotime
Café philo Narbonne: http://cafephilo.unblog.fr
Université populaire Narbonne: http://upsnarbonne.unblog.fr/
Centre de recherche (CERFEE): http://recherche.univ-montp3.fr/cerfee/
Comité Rédaction Cahiers pédagogiques:www.cahiers-pedagogiques.com/
Pour télécharger le rapport de l’Unesco,première partie sur “la philosophie à l’école primaire dans le monde” rédigée par Michel Tozzi
http://unesdoc.unesco.org/images/0015/001536/153601F.pdf

 


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L’Activité Montessori du Jour : les cerises

Mamie nous a donné des cerises bio (du vieux cerisier de papylou). Voilà une belle opportunité pour mon petit bonhomme d’en manger quelques unes et d’apprendre à enlever les noyaux !! Une belle activité et un pas de plus vers l’autonomie !

Avec notre ami, Monsieur “dénoyauteur”, dénoyauter les cerises c’est simple, amusant et sans danger !

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Il suffit de placer la cerise dans la “bouche” du Monsieur et d’appuyer sur sa tête …

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Et voilà, le noyau a été avalé par le Monsieur (il a un petit ventre transparent) et mon petit bonhomme peut déguster sa cerise en toute tranquillité ! Oh, la jolie langue toute rouge 😉

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Ce dénoyauteur est parfait pour les enfants : il est ludique, simple d’utilisation, sans danger et super pratique puisqu’il se nettoie facilement et peut même se laver au lave-vaisselle !! On adore !!


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L’Activité Montessori du Jour : confettis

Ce matin, mon petit bonhomme a voulu manipuler les mini-perforatrices “fleur” et “papillon” pour faire des confettis. Elles sont adaptées aux mains de enfants et ont un clapet de protection ce qui permet une manipulation en toute sécurité.

Ce n’est pas la première fois qu’il utilise ce matériel, il est donc complètement autonome sur cette activité. Il a bien compris comment positionner la feuille, comment la tenir, une main sur la perforatrice et une main sur la feuille. La seule étape pour laquelle il a parfois besoin d’aide, c’est pour appuyer et perforer (les perforatrices sont parfois un peu dures au début, il faut les assouplir en amont de l’activité). Mais en général il y arrive tout seul, avec les deux mains et/ou en se mettant debout si nécessaire !

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Nous gardons ensuite tous les confettis pour les utiliser lors de nos activités “collage”.

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Quel bonheur d’ouvrir la perforatrice et de recueillir la forme fraîchement découpée ! Encore maman !