Ambiance : 5 astuces pour créer une chambre d’inspiration Montessori

Vous découvrez la pédagogie Montessori ? Vous avez envie d’encourager votre enfant à être autonome ?    Pourquoi ne pas commencez par quelques ajustements dans son environnement et notamment dans sa chambre…? C’est un espace  très important pour lui qui doit évoluer sans cesse pour l’accompagner dans ses apprentissages…   

1. Une chambre « sur mesure » qui l’aide à faire seul    Regardez la chambre de votre enfant avec des yeux d’enfants… et réfléchissez. Est-ce que tout a été bien pensé pour lui ?   Une des bases est le choix du mobilier, il doit être à sa taille…  

– Avez vous songé à un lit au sol ? Il présente en effet de nombreux avantages : les plus petits seront en sécurité (aucun risque de chute), les moyens pourront se lever et se coucher « tout seuls » très vite, et enfin on évite chez les grands les épisodes dramatiques où l’enfant escalade les barreaux de son lit au désespoir de ses parents… Enfin, plus tard, la transition vers un lit junior est encore plus facile…  Chez nous, le lit à barreaux a été transformé en quelques heures : les pieds ont été coupés et les barreaux sciés d’un côté. Résultat : un lit au sol, dans lequel mon petit bonhomme se sent bien et libre ! 


un petit bureau et une petite chaise : l’enfant dès 12 mois pourra s’en servir pour dessiner, faire de la pâte à modeler, bricoler, etc. Si vous ne souhaitez pas investir dans du mobilier, pourquoi ne pas recycler une table basse. Un petit peu de peinture et une scie pour ajuster la hauteur des pieds et le tour est joué !   

une penderie (ou commode) à sa portée : l’enfant doit pouvoir ouvrir et fermer sa penderie et accéder à ses vêtements tout seul, le plus tôt possible. Si vous souhaitez encourager votre enfant à s’habiller tout seul, le meilleur moyen est de l’impliquer dans l’organisation de son linge. Il suffit parfois de quelques ajustements pour faire la différence : un peu de ruban pour permettre à l’enfant d’accéder aux poignées et d’ouvrir son armoire seul, on ajuste la hauteur de la tringle pour qu’il puisse accéder à ses ceintures, on étiquette les tiroirs de sa commode (avec image et texte), etc. 

un panier à chaussures et un petit tabouret (à l’entrée) : l’enfant doit pouvoir s’assoir pour mettre et enlever ses chaussures tout seul et les ranger facilement.   – un porte-manteau à sa hauteur et un ceintre par manteau : l’enfant doit pouvoir enlever (mettre) sa veste, la déposer (prendre) sur le ceinture et la ranger sur le porte-manteau, tout seul.   – un marche-pieds : indispensable, par exemple pour que l’enfant puisse accéder à l’interrupteur de sa chambre et ainsi allumer/éteindre la lumière tout seul. D’ailleurs, pourquoi ne pas intégrer cet élément au rituel du coucher ?

2. Liberté, confort et sécurité    Rappelez-vous que sa chambre doit être un lieu sans interdit.. dans lequel il doit se sentir bien et en sécurité. Au lieu de lui répéter « non » et « ne touche pas x », essayer plutôt de repenser l’espace pour lui permettre une plus grande liberté, un plus grand confort et cela en toute sécurité (par exemple : utiliser des caches prises et des cales portes pour les premiers mois, enlever les bibelots non adaptés, vérifier la stabilité des meubles, etc.). L’enfant sera amené à jouer seul dans sa chambre, sans supervision. Otez les dangers (jeux non adaptés à l’âge de l’enfant, etc. Si un danger ne peut être écarté, établissez une règle (positive, contrairement à un interdit) et limitez le « non » au strict nécessaire dans cet espace.   Ce n’est pas l’enfant qui doit s’adapter à son environnement mais bien l’environnement qui doit s’adapter à l’enfant, curieux, vif, plein d’énergie.   Enfin, penser au confort de l’enfant avant tout. La chambre doit bien sûr être propre et coquette mais elle doit surtout être douillette : bannissez les tissus synthétiques qui irritent la peau de votre enfant, les peintures toxiques, les tapis difficiles à entretenir, éviter de surchauffer, pensez à une veilleuse qui sera là pour le rassurer quand il grandira… 


3. Stimulation visuelle   Choisissez avec minutie les objets qui décoreront la chambre de votre enfant. Tout ce qu’il voit le stimule, et ce dès son plus jeune âge. Tous les objets de la pièce contribuent à l’ambiance, si importante en pédagogie Montessori. Pensez zen, sérénité, calme. Privilégiez des objets esthétiques, les matières naturelles (coton, laine, bois), les objets agréables à regarder, et n’encombrez pas son espace de bibelots inutiles. Pensez à la luminosité et au choix des couleurs.   Avez-vous pensé à :   – un miroir à hauteur d’enfant (réajuster en fonction de sa croissance) permettra à un enfant à 4 pattes de lever sa tête, par curiosité. Et plus tard, c’est amusant de se regarder..   – quelques tableaux, suspendus au mur, toujours à hauteur d’enfant, stimulera l’enfant qui marche à 4 pattes et lui donnera envie de se mettre debout pour regarder de plus près… A peine âgé de quelques semaines, mon petit bonhomme babillait devant ce table de Sonia Delaunay.   – une petite plante verte ou orchidée pour la note nature. L’enfant pourra ainsi s’occuper de sa plante (l’arroser, etc.) et établir un lien avec la nature.  

4. Son espace jeux   En pédagogie Montessori, l’enfant doit avoir accès à ses jeux/son matériel mais pas n’importe comment.    Chaque objet est déposé de façon harmonieuse sur des étagères à sa hauteur, toujours à la même place. Le début d’une activité commence par « je prends un matériel sur l’étagère, je déroule mon tapis d’activité (en pédagogie Montessori, l’enfant travaille sur un tapis, qui délimite son espace), je m’entraîne/joue puis je range mon tapis et mon matériel sur l’étagère. » C’est pour cela que souvent, le matériel Montessori est présenté sur un plateau, puis rangé sur une étagère.  L’enfant apprend ainsi l’ordre et le rangement de manière tout à fait naturelle.   Sur ses étagères, vous pourrez alors changer la sélection de vos jouets et autre matériel, selon l’évolution de votre enfant. On en garde quelques uns (car il adore ou au contraire car il a besoin de s’entraîner) et on en enlève d’autres (soit parce qu’il est trop tôt, soit parce qu’il s’est lassé. Mais dans quelques semaines, il sera certainement très heureux de retrouver un jeu qu’il avait délaissé.)   Enfin, prévoyez des rangements en hauteur, pour vous, pour stocker les jouets en rotation, les habits hors saison, etc. Cela permet d’optimiser l’espace et surtout de garder de l’espace au sol disponible pour votre enfant.

5. Des livres !   Les livres sont essentiels pour le développement de votre enfant. Aussi, il est impératif qu’il puisse accéder à ses livres tout seul. Pourquoi ne pas opter pour de petits paniers de livres que l’on peut éventuellement déplacer ? Variez la sélection de livres selon l’intérêt de votre enfant, en complétant avec des livres empruntés à la bibliothèque.   Et n’oubliez pas que votre enfant s’intéresse avant tout à son histoire et à la vôtre : les mini albums avec des photos de sa famille et de ses dernières vacances rencontrent toujours un grand succès, surtout s’ils sont accompagnés de petites histoires et autres anecdotes.   Enfin, j’ai ajouté pour mon petit bonhomme un lecteur CD basique et une sélection de musique qu’il adore écouter, et sait faire fonctionner tout seul.

9 thoughts on “Ambiance : 5 astuces pour créer une chambre d’inspiration Montessori

  1. Peut on mettre les matelas de bébés de 12 mois (jumeaux donc) au sol ? Cela me semble tout petit et je crains qu’ils se lèvent, partent à quatre pattes et explorent la chambre en risquant de se blesser (soit tout seul, soit l’un l’autre).

    1. Coucou, oui bien sûr ! Les miens ont dormi sur un grand matelas au sol et ce depuis leur naissance ! Au début j’ai mis des couvertures/coussins/tapis autour du matelas pour adoucir la pente. Mais ils ne se sont jamais fait mal ou gênés… et depuis qu’ils marchent a 4 pattes ils sortent du lit en toute autonomie, c trop bien de les voir arriver chacun leur tour à leur réveil !!! Tu sais des qu’ils se réveillent ils pensent à me rejoindre dans la cuisine, ils ne restent pas dans la chambre et ne se reveillent pas l’un l’autre!
      Pour l’endormissement, parfois, je dois fermer les volets à fond pour qu’ils trouvent le sommeil, mais sinon aucun soucis !!!

      1. ça me tente mais j’ai la trouille !!! J’ai toujours l’impression qu’ils ne vont pas dormir, se lever trop tôt (typiquement ce matin ils étaient réveillés avant 6h, je les ai laissé un peu et ne les ai levé qu’à 6h30). Mais ça me tente bien. Par contre le matelas directement au sol ce n’est pas trop problématique pour l’aération dudit matelas ? (maniaque un peu..)

        1. Ah oui c’est vrai que c’est une grande étape pour toi comme pour eux d’ailleurs. Mais à mon sens mieux vaut le faire quand ils sont petits. J’ai des amis qui ont eu le droit à de véritables crises au moment du coucher quand il y a eu la transition vers un lit junior. Quand ils sont petits ils n’ont pas encore trop d’habitude et en général c’est plus facile de les canaliser surtout quand il fait noir. C’est bien plus galère a deux ans ou plus. Avec mon aîné c’est vrai que j’ai galéré un peu au début car il se réveillait tôt mais je n’ai jamais eu de crise au moment du coucher parce qu’il ne voulait pas rester dans son lit. Du coup il finissait la nuit dans notre lit. Après tu peux faire la transition à une période où tu es reposé (si ca existe!!!) ou tu es en vacances tu n’as pas trop de contraintes idem pour eux (pas malade par exemple). Sachant qu’en général il faut 30 jours pour prendre une nouvelle habitude – voire moins… tiens moi au courant 🙂

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