Le Blog de Maman K.

En quête du meilleur pour l'éveil de nos enfants

Parentalité positive : une belle rencontre avec Isabelle Filliozat

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Hier soir, j’ai assisté à la conférence d’Isabelle Filliozat ! Quel bonheur ! A l’issue de la conférence, je suis confortée dans mes choix éducatifs. Quelle joie d’entendre ces conseils de la bouche d’une professionnelle  qui redonne enfin la parole à l’enfant.

Voici quelques unes des idées à retenir :

– Un enfant n’est pas en compétition avec ses parents / l’adulte. Il ne cherche pas à nous provoquer, nous mettre en colère, à nous stresser mais tout simplement à satisfaire ses propres besoins.

– Les deux besoins principaux d’un enfant sont (1) l’attachement – base de sa sécurité – et (2) la liberté.

– Poser des limites à un enfant (ce qu’il ne faut pas faire => formules négatives) et donc lui dire sans cesse “ne touche pas ceci” ou “ne fait pas cela” ne sert à rien et est impossible : l’enfant ne comprend pas (son cerveau n’assimile pas la négation “ne… pas”) et va se concentrer (et donc faire) ce qu’on lui demande de ne pas faire…

– A l’inverse, il faut expliquer à l’enfant les règles (comment faire – positif). Comme dans un jeu. Les enfants adorent les règles et s’amusent à un certain âge à en inventer. (“On court sur la pelouse, au bord de la piscine, on marche”).

– La maman (ou la personne qui s’occupe le plus de l’enfant) est la figure d’attachement principale. C’est avec cette personne que l’enfant pourra exprimer tous ses états émotionnels. En fait, un enfant accumule des émotions variées tout au long de la journée mais ce n’est que lorsqu’il voit sa maman qu’il s’autorise à sortir ses émotions. Il est donc normal de récupérer son enfant en pleurs à la crèche ou à la sortie de l’école (alors que tout s’est bien passé toute la journée)… Il faut savoir écouter, donner de l’empathie.

– La maman est comme un porte-avion. L’enfant comme un petit avion explore et retourne sur le porte-avion quand il a besoin de sécurité. (image du pédopsychiatre : Nicole Gedeney)

– Le stress déclenche 3 réactions : (1) l’attaque (agressivité), (2) la fuite et (3) l’immobilisation (on se fige pour s’insensibiliser, s’isoler de la douleur).

– L’agressivité est donc un mécanisme de défense sain du cerveau qui se protège du stress.

– A 4 ans, un enfant est capable de retenir 1 consigne. A 8 ans, il peut en retenir 5 au maximum.

– Il est important de remplir le réservoir d’attachement de son enfant. L’amour est son carburant.

– L’amour n’est pas une récompense, c’est un carburant.

– Jouer avec un enfant 30 minutes par jour suffit à réduire de façon drastique les hormones de stress chez un enfant. C’est idéal pour réduire les conflits en période de crise par exemple.

– Un enfant a besoin de temps. Laissez le temps à son enfant le matin pour se préparer par exemple : se lever plus tôt pour avoir le temps de jouer, etc.

– Le parent ne doit pas s’arrêter au comportement de l’enfant (un enfant de 10 ans insulte sa maman par exemple) mais réfléchir à ce qui motive ce comportement. L’insulte n’est que la partie visible de l’iceberg. Le coeur du problème est enfoui. D’une manière générale, un enfant reporte sur sa maman ce qu’il a vécu. (On l’a insulté à l’école ou il a été témoin d’une scène dans laquelle il y avait un échange d’insultes, dans l’exemple en question). Comment réagir ? Respirer. Le regarder avec amour et tendresse et lui dire “tu as eu une journée difficile aujourd’hui”. Puis creuser. Les raisons sont au choix : carence d’attachement, décharge de stress ou violation de son libre-arbitre.

– Eviter de donner des ordres. Proposer des choix (tu préfères prendre une douche ou un bain ce soir ?). Les ordres empêche l’enfant de prendre contact avec son cerveau frontal (celui qui nous fait réfléchir) et est source de frustrations.

– Les câlins sont magiques. Au bout de 7 secondes, l’enfant sera inondée d’ocytocine, une hormone pleine d’amour et de bien-être.

– L’IRM fonctionnel a montré qu’un parent qui a reçu une dose suffisante d’amour lorsqu’il était enfant réagit naturellement avec tendresse (décharge d’ocytocine) avec un enfant qui pleure ou lui tend les bras. A l’inverse, un parent qui n’a pas reçu assez d’affection alors qu’il était enfant, sera inondé par l’hormone du stress (cortisol) à la vue d’un enfant qui pleure ou réclame de l’attention. Le cerveau préfrontal (la réflexion) aide ces personnes à contrôler leur réponse et à réagir avec tendresse mais en cas de stress ou de fatigue intense, il est facile pour ces personnes de perdre le contrôle et de se laisser gagner par la colère.

– Un enfant qui n’a pas reçu assez de câlins enfants a moins de récepteur d’ocytocine à l’âge adulte qu’un enfant qui a été choyé. Mais, il est toujours possible d’augmenter le nombre de récepteurs de ces personnes en faisant des câlins, toujours des câlins, encore des câlins. (Même si au départ les câlins sont rejetés, il faut persévérer…)

– Se répéter : “ce que j’apprends à mon enfant c’est avant tout mon comportement. Il m’imite.”

– Etre vigilant avec l’alimentation des touts-petits (colorants et sucreries, gluten, etc. ne font que décupler les comportements agressifs et provoquent des déficits d’attention).

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à lire ses ouvrages, notamment  pour débuter “J’ai tout essayé” ou “Au coeur des émotions de l’enfant”.

photo-2

Mes prochaines lectures seront : “il n’y a pas de parents parfaits” (Isabelle Filliozat) et “qui veut jouer avec moi?” (Lawrence Cohen, préface Isabelle Filliozat). Isabelle Filliozat a pris le temps de dédicacer mes livres, je suis fan !

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